Boutiques cachées au Vietnam

Il suffit de traverser la galerie d’art, d’aller à droite, puis à gauche et monter trois étages pour reprendre sur votre gauche et vous êtes arrivées“. C’est ainsi que l’on nous a expliqué comment atteindre la boutique-café l’Usine. Bien que cette réponse nous ait étonnées, c’est habituel à Saigon. Dans cette ville, peu de magasins ont la chance d’avoir pignon sur rue et beaucoup élisent domicile dans des immeubles au fond de ruelles.

 

Les raisons de cette particularité

A Saigon, les loyers sont particulièrement élevés et de nombreuses enseignes, souvent indépendantes, ne peuvent s’offrir le luxe de louer une surface commerciale sur rue.

 

Bien que la ville soit en pleine expansion, comme le révèle les nombreux chantiers, les espaces les plus stratégiques sont fortement convoités et les propriétaires/locataires changent rarement. L’activité commerciale se situe dans une zone restreinte où peu d’enseignes ont les moyens de se payer une vitrine. Ajouté à cela qu’une des spécificités du Vietnam est que l’impôt est calculé non pas selon la surface globale de l’habitation mais selon la largeur du bâtiment, l’espace se fait très rare. Ceci explique pourquoi quasi tous les immeubles font très étriqués en façade.

 

 

Cette spécificité s’applique à tous les types de secteurs : prêt à porter, restauration ou encore esthétique.

Secret Garden, l’exemple d’un déjeuner bien mérité

A la recherche d’un endroit où déjeuner, une vendeuse nous conseille Le Secret Garden, un restaurant situé sur le toit d’un immeuble. Arrivées à l’adresse, nous sommes sceptiques : un immeuble vétuste, pas de restaurant à première vue et un escalier semblant interminable. Nous hésitons à faire demi-tour. Cependant la curiosité nous emmène au bout des six étages. Et là, surprise : un jardin paisible, des lanternes en guise de lumières, des odeurs de cuisine agréables… En conclusion, un endroit idéal pour déjeuner qu’on était loin d’avoir imaginé !

 

Au Vietnam, pays ultra connecté, où jeunes comme seniors possèdent un smartphone, les réseaux sociaux jouent un rôle essentiel dans la manière où des enseignes comme celles-ci se font connaître.

Bouche à oreille et réseaux sociaux pallient donc au manque de visibilité de ces boutiques et offrent un sentiment de privilège à ceux qui y accèdent.

 

Caroline Michelesi, Marion Boin et Léa Bonnefant

Etudiants dans le Master Distribution et Relation Client de Paris-Dauphine promo 2018

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